6 - Le rôle de l’élevage

L’élevage reste une activité assez marginale à l’échelle du département, avec un cheptel total d’environ 60 000 bovins, 25 000 ovins et 20 000 porcins. L’activité manque de rentabilité pour prendre une vraie importance, et connait actuellement des difficultés certaines, mais le rôle de ces bêtes dans les paysages mérite d’être souligné. Ainsi, certains viticulteurs élèvent des troupeaux : une vingtaine de moutons leur permet de débroussailler les vignes tout en enrichissant le sol par engrais animal. Plus bas dans les palus palus terres marécageuses asséchées par drainage et cultivées , les paysages de marais polderisés - principalement destinés à la pâture à leur création - ont été largement investis par les chasseurs et la céréaliculture. Quelques éleveurs continuent néanmoins à mener paître leurs moutons sur ces terres : entretenant réseaux de drainage et haies, ils contribuent à maintenir ces paysages exceptionnels.

Les fonds de vallons humides sont restés longtemps destinés presque exclusivement à la pâture ; aujourd’hui, malgré un enfrichement important dans certains pays et le développement des peupleraies, les prés pâturés restent fréquents aux bords des cours d’eau, peu exploitables directement pour la vigne ou les céréales. De nombreux haras et centres équestres s’accompagnent aussi de vastes prairies, générant des atmosphères différentes qui tirent profit de la présence des chevaux. Si l’élevage n’est pas une activité phare pour la Gironde, il contribue donc tout de même à enrichir ses paysages, apportant de la variété et de la vie dans les cultures.

En Entre-Deux-Mers, les pâtures côtoient boisements, vignes et cultures, Saint-Quentin-de-Baron
crédits : Agence Folléa-Gautier
Au fond des vallons du plateau de Saint-Emilion, la vigne cède la place à l'élevage, Saint-Christophe-des-Bardes
crédits : Agence Folléa-Gautier
Dans la vallée de l'Isle, les prairies sont une composante importante des paysages, Sablons
crédits : Agence Folléa-Gautier
A la pointe de la presqu'île médocaine, le pâturage maintient ouvertes les zones marécageuses, Saint-Vivien-de-Médoc
crédits : Agence Folléa-Gautier
Bocage à proximité de Libourne
crédits : Conseil Général de la Gironde - Mission paysage