C11. L’estuaire et ses îles
SITUATION CARACTÉRISTIQUES ENJEUX

De la pointe du Bec d’Ambès à celle du Verdon, l’estuaire de la Gironde s’étire sur plus de 70 km de longueur, s’évasant au fur et à mesure pour atteindre 10 km de large avant son embouchure. Ces dimensions monumentales en font le plus grand d’Europe, représentant plus de 600 km². Même si les rives qui le bordent déterminent en partie ses paysages, ses dimensions énormes, ses îles, ses activités spécifiques, en font un lieu en soi, emblématique du département et précieux en termes de milieux naturels. Quelques villes s’approchent jusqu’aux berges mêmes : Pauillac et Le Verdon-sur-Mer sur la rive gauche, desservie par la RD2 ; Bourg et Blaye sur la rive droite, desservie par la RD669 et la RD255. Aucun pont ne franchit cette large encoche maritime, ce qui laisse isolées les populations du nord Médoc , mais fait de la Gironde un des estuaires les plus préservés d’Europe.

• Voir les communes concernées par cette unité de paysage

    AMBES
    ARCINS
    BAYON-SUR-GIRONDE
    BEGADAN
    BLANQUEFORT
    BLAYE
    BOURG
    BRAUD-ET-SAINT-LOUIS
    CANTENAC
    CUBZAC-LES-PONTS
    CUSSAC-FORT-MEDOC
    FOURS
    GAURIAC
    JAU-DIGNAC-ET-LOIRAC
    LAMARQUE
    LE VERDON-SUR-MER
    LUDON-MEDOC
    MACAU
    MARGAUX
    PAREMPUYRE
    PAUILLAC
    PLASSAC
    PRIGNAC-ET-MARCAMPS
    SAINT-ANDRE-DE-CUBZAC
    SAINT-ANDRONY
    SAINT-CHRISTOLY-MEDOC
    SAINT-ESTEPHE
    SAINT-GENES-DE-BLAYE
    SAINT-GERVAIS
    SAINT-JULIEN-BEYCHEVELLE
    SAINT-LOUBES
    SAINT-LOUIS-DE-MONTFERRAND
    SAINT-SEURIN-DE-BOURG
    SAINT-SEURIN-DE-CADOURNE
    SAINT-VINCENT-DE-PAUL
    SAINT-VIVIEN-DE-MEDOC
    SAINT-YZANS-DE-MEDOC
    SOULAC-SUR-MER
    SOUSSANS
    TALAIS
    VALEYRAC
    VILLENEUVE

L’immensité des horizons estuariens

Rencontre de la Garonne et de la Dordogne et naissance de l'estuaire au Bec d'Ambès - Saint-Seurin-de-Bourg
crédits : Agence Folléa-Gautier
Vue sur les rivages charentais depuis la pointe du Verdon
crédits : Agence Folléa-Gautier
Vue sur le Médoc depuis le port de Vitrezay - Saint-Ciers-sur-Gironde
crédits : Agence Folléa-Gautier

L’estuaire de la Gironde, en mêlant les eaux douces des fleuves Garonne et Dordogne et les eaux salées de l’Atlantique, dessine un paysage particulièrement original, à la fois terrestre, fluvial et marin. Marin par ses dimensions : l’ampleur de l’estuaire dialogue ici avec l’immensité du ciel, sans rival de taille pour occuper l’horizon. Terrien par les marais : si les rives sont lointaines et discrètes, elles sont néanmoins travaillées et habitées par les hommes, qui ont petit à petit élargi leur emprise en gagnant des terres sur cette mer intérieure. Fluvial par la couleur brun rouge de ses eaux, par les villes et bourgs portuaires qui ponctuent ses rives, par ses activités de pêche et de navigation.

Vue depuis la zone portuaire de Blaye : le ciel et l'estuaire écrasent le Médoc par leur immensité
crédits : Agence Folléa-Gautier
Les falaises calcaires de Gauriac s'élèvent au-dessus des eaux
crédits : Agence Folléa-Gautier
Les prémices des coteaux charentais dessinent un mince et sombre horizon, surplombant les digues presque invisibles du marais de Braud-et-Saint-Louis - Vue depuis Saint-Estèphe
crédits : Agence Folléa-Gautier

En rive gauche, culminant à peine à 45 m, les horizons du Médoc ne forment qu’une mince bande sombre sur les eaux. En rive droite, si les collines calcaires présentent des "falaises de Gironde" bien lisibles au sud de Blaye, surplombant les eaux d’une cinquantaine de mètres, les marais de Braud-et-Saint-Louis vers l’aval restent aussi bas que l’estuaire, leur présence étant uniquement signalée par les digues.
Les paysages discrets des berges

Les alignements accompagnant les routes sur les berges composent les paysages de l'estuaire - Saint-Estèphe
crédits : Agence Folléa-Gautier
Le reflux dégage d'amples vasières, à l'interface de la terre et des eaux - Saint-Vivien-de-Médoc
crédits : Agence Folléa-Gautier
Forêt alluviale et végétation rase des vasières - Île Paté
crédits : Agence Folléa-Gautier
La fréquence de submersion détermine la végétation des berges - Saint-Ciers-sur-Gironde
crédits : Agence Folléa-Gautier

Qu’elles soient formées d’une digue artificielle, d’une falaise calcaire ou d’une frange marécageuse, les berges de la Gironde sont, le plus souvent, accompagnées d’une présence arborée plus ou moins marquée. Si aucune forêt alluviale ne s’étend sur les rives, ripisylves et alignements soulignent néanmoins les limites du domaine terrien, tandis que la zone de transition s’étire sur des vasières rougeâtres, luisantes et grasses. Slikke slikke partie inférieure et zone la plus souvent inondée de la vasière de l’estran et schorre schorre partie supérieure de l’estran, uniquement inondée lors des grandes marées étendent leur végétation spécifique, dessinant des entre-deux qui enrichissent et complexifient les paysages.

La digue maçonnée maintient hors d'eau les terres cultivées - Saint-Vivien-de-Médoc
crédits : Agence Folléa-Gautier
Les berges empierrées de la zone portuaire de Blaye
crédits : Agence Folléa-Gautier
De nombreux fossés sillonnent les marais afin d'en drainer les eaux - Saint-Ciers-sur-Gironde
crédits : Agence Folléa-Gautier
Vannes et écluses permettent le fonctionnement de ces réseaux - Saint-Ciers-sur-Gironde
crédits : Agence Folléa-Gautier

Une grande partie des berges de l’estuaire est constituée de digues, bâties et entretenues par l’homme depuis le XVIIème siècle afin d’accroître l’étendue des terres exploitables (cf "les marais"). Marais de Prignac-et-Marcamps, de Braud-et-Saint-Louis, mattes mattes terres basses artificielles, gagnées sur les eaux par la construction de digues de Talais et palus palus terres marécageuses asséchées par drainage et cultivées de Parempuyre sont tous maintenus hors d’eau par ces fragiles barrières, associées à de vastes réseaux de canaux de drainage et à des systèmes de vannes, écluses et portes à flot. Ces systèmes complexes nécessitent un entretien attentif, car ils sont sans cesse soumis à l’action des eaux (courants, marées, batillage, mascaret...), particulièrement lors d’évènements comme la tempête Xynthia, en 2010. Environ 20% des digues sont aujourd’hui dégradées et 30% fragilisées, et la multiplicité des gestionnaires rend difficile la mise en place d’une politique globale.

Dans le contexte climatique actuel - fréquence accrue des tempêtes, réchauffement climatique et montée du niveau des eaux - la gestion des crues et des inondations passe par un questionnement de ces systèmes de digues. En effet, d’autres modes de gestion permettraient aux marais de jouer un rôle plus efficace en tant que secteurs d’épandage des crues, protégeant ainsi les zones très urbanisées de l’agglomération bordelaise en amont.

Une végétation spécifique se développe au pied des digues - Île du Nord
crédits : Agence Folléa-Gautier

Entre digues et eaux se développent les bots (ou brods) : ces vasières, adossées aux ouvrages, s’étendent au-dessus de l’estran. Rarement immergées, elles sont couvertes d’une végétation herbacée pérenne, qui surplombe les bourrelets alluvionnaires luisants.

Les carrelets surplombent les eaux et se succèdent au long de la ripisylve - Villeneuve
crédits : Agence Folléa-Gautier
Frêle carrelet en vis-à-vis de l'imposante centrale nucléaire du Blayais - Saint-Estèphe
crédits : Agence Folléa-Gautier

La succession des innombrables carrelets, perchés sur pilotis et surplombant les rivages, rappelle la présence de l’homme et l’importante activité que suscitent les berges. Emblématiques de l’estuaire, ces cabanons de pêche forment un véritable patrimoine encore peu valorisé et aujourd’hui menacé par les tempêtes, l’érosion, voire les perspectives de montée du niveau des eaux.

Les paysages fluctuants des îles

Au milieu du cours de la Dordogne, l'Île d'Ambès s'étire face à Bourg
crédits : Agence Folléa-Gautier
Depuis la citadelle de Blaye se dessinent l'Île Nouvelle, puis le Vasard de Beychevelle, et enfin le rivage du Médoc
crédits : Agence Folléa-Gautier

Avec les apports importants en alluvions fluviatiles et en sables marins causés deux fois par jour par la marée montante, les mouvements sédimentaires à l’œuvre dans l’estuaire sont considérables : la physionomie des fonds sous-marins se modifie perpétuellement, et des îles se forment ou disparaissent régulièrement au sein de la Gironde.

Les processus de création d’une île :
« Au départ, il y a toujours un banc de sable. Et puis la vase s’en mêle, avec des herbes d’eau. On parle alors d’un vasard. Qui devient fagnard quand des buissons s’installent. Voire une île quand il commence à y avoir des arbres. »

La surface de l'Île Nouvelle se réduit progressivement sur sa rive droite
crédits : Agence Folléa-Gautier
L'enracinement des arbres ne résiste pas à l'érosion - Île Verte
crédits : Agence Folléa-Gautier
Évolution des îles de l'estuaire
crédits : Agence Folléa-Gautier

Parfois rattachées naturellement aux rives par le comblement des chenaux et l’érosion du côté du lit principal, celles-ci participent aussi de la modification du pourtour même de l’estuaire, notamment sur la rive gauche. Depuis l’apparition de l’île Macau, dont la présence est attestée au XIème siècle, les changements ont été nombreux : ainsi, l’Île Cazeau passe de 100 ha au XVIIIème siècle à plus de 300 ha à la fin du XIXème, l’Île Patiras de 380 ha au début du XVIIIème à 1500 au début du XXème, l’Île Vincent et l’Île des Vaches se sont rattachées à la rive...

L'Île Bouchaud et l'Île Nouvelle forment aujourd'hui un seul ensemble
crédits : Agence Folléa-Gautier
Rivages de l'Île du Nord vu depuis les berges de Margaux
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les interventions humaines ont eu tendance à appauvrir l’archipel des îles estuariennes, principalement dans le but de conforter les chenaux de navigation : ainsi, l’Île Cazeau, l’Île du Nord et l’Île Verte ont été réunies au XIXème siècle, de même que l’Île Nouvelle et l’Île Bouchaud. Par ces interventions, les courants sont concentrés et permettent de maintenir un effet de chasse plus efficace. Mais les paysages s’en trouvent simplifiés : les îles deviennent des bandes de terre ou disparaissent, et avec elles les petits bras aux ambiances riches et intimes.

L'Île Paté vue depuis la citadelle de Blaye
crédits : Agence Folléa-Gautier
Les friches de l'île s'étendent au pied du Fort Paté
crédits : Agence Folléa-Gautier
Le développement de la végétation occulte le fort - Île Paté
crédits : Agence Folléa-Gautier
La citadelle et le port de Blaye
crédits : Agence Folléa-Gautier

Simple banc de sable apparu au milieu du XVIIème siècle, l’Île Paté fera l’objet d’un renforcement par des structures en bois afin d’accueillir Fort Paté, dont la construction sera achevée en 1693. Celui-ci forme le troisième élément du verrou de la Gironde conçu par Vauban, avec la citadelle de Blaye et Fort Médoc. Cette architecture militaire participe également du paysage de l’estuaire, elle souligne son importance stratégique et la volonté humaine de maîtriser ces territoires fluctuants. L’île en elle-même, soumise à une érosion importante, verra sa surface diminuer de 20 à 13 ha entre 1723 et 1912 ; de nombreuses opérations de consolidation des berges ont été menées au fil du temps, afin de préserver cet élément du système défensif. Aujourd’hui, cet îlot non exploité est envahi par la végétation, qui camoufle la construction héritée de Vauban.
L’occupation humaine des îles

Les îles furent d’abord exploitées majoritairement pour le pâturage, et ce n’est qu’au début du XIXème siècle qu’elles commencent à être mises en culture. Cultures céréalières et surtout viticoles se développent alors sur la plupart d’entre elles : elles bénéficient en effet d’un climat favorable - protégé du gel comme de la grêle - et de sols particulièrement riches. Tout comme sur le Bec d’Ambès, les parcelles peuvent être facilement inondées, ce qui protège les pieds des attaques du phylloxéra : les vignobles des îles deviennent donc florissants lorsque frappe cette maladie. Plus de 200 ha de vigne couvrent ainsi l’ensemble Île Cazeau-Île du Nord-Île Verte à la fin du XIXème siècle.

Le Domaine de l'Île Verte
crédits : Agence Folléa-Gautier
Le village de l'Île sans Pain, sur l'Île Nouvelle
crédits : Agence Folléa-Gautier

Un important besoin en main d’œuvre découle de ce développement de la viticulture : une population permanente s’installe sur les îles. Celle-ci est estimée à environ 450 personnes au total en 1878, constituant de véritables hameaux. Au fil des années, la vie des insulaires est facilitée par divers aménagements : creusement de puits artésiens pour l’eau, construction d’écoles, électrification en 1950...

Bâtiments abandonnés sur l'Île Nouvelle
crédits : Agence Folléa-Gautier

La prééminence viticole prendra fin dans la deuxième moitié du XXème siècle, et les surfaces plantées en vigne se réduisent alors pour laisser la place à la céréaliculture, et notamment au maïs. Ce changement, associé à la modernisation des techniques, signifie la baisse de la population des îles, jusqu’à sa disparition et l’abandon des bâtiments.

Les anciennes terres céréalières de l'Île Nouvelle voient les milieux naturels se reconstituer
crédits : Agence Folléa-Gautier

Après avoir été exploitée durant 20 ans par la maïsiculture, l’Île Nouvelle est rachetée en 1991 par le Conservatoire du Littoral. Différents projets de renaturation sont menés : maintien des digues au sud afin de retenir les eaux de pluies et développer des roselières, propices à certains oiseaux (canards, fauvettes, hérons...) ; ouvertures des digues au nord pour laisser pénétrer les eaux estuariennes et obtenir des vasières susceptibles d’évoluer, à long terme, en boisements alluviaux. L’île est aujourd’hui ouverte au public lors de visites guidées, afin de révéler sa richesse écologique tout en préservant ses milieux.
Le paysage des ports

Garonne, Dordogne et Gironde constituent depuis des temps immémoriaux des axes de communication majeurs ; en effet, les voies navigables sont restées très longtemps des moyens plus sûrs de voyager et de transporter les marchandises. Si le rail et la route ont considérablement diminué l’importance de la navigation, celle-ci n’a jamais disparu pour autant, et aujourd’hui encore des navires de gros tonnage remontent jusqu’à Bordeaux, voire plus en amont : les éléments de fuselage de l’Airbus A380 sont ainsi transportés par bateau jusqu’au port de Langon.

Les premiers bateaux, grâce à un tirant d’eau faible, trouvaient sans encombre leur chemin dans l’estuaire, mais les navires plus modernes ont nécessité de nombreux aménagements afin d’assurer sa navigabilité. En plus des rattachements d’îles évoqués plus haut, qui permettent d’accentuer les effets de chasse, les passes sont entretenues par dragage à partir du milieu du XIXème siècle. Parallèlement, des systèmes de balisage et d’éclairage apparaissent et seront achevés à la fin de ce même siècle. Aujourd’hui encore, la passe est draguée continuellement afin d’assurer l’accès jusqu’au Grand Port Maritime de Bordeaux.

Chenal du port de la Chapelle - Saint-Estèphe
crédits : Agence Folléa-Gautier
Chenal urbain du port de Blaye, envahi par les parkings
crédits : Agence Folléa-Gautier
Port de Roque-de-Thau
crédits : Agence Folléa-Gautier

La plupart des petits ports de pêche et de plaisance, égrenés au fil de l’estuaire, restent discrets, implantés en retrait le long d’étroits chenaux. Ce sont traditionnellement des ports d’échange, soumis aux marées. Le bois y est omniprésent pour les confortements des berges, les platelages, les piquets, les échelles, et contribue de façon majeure à la qualité paysagère des lieux. A marée basse, la vase fait aussi partie de leur personnalité, évacuée par système de chasse. En général, une rive reçoit les bâtiments, l’autre restant naturelle. Quant aux peyrats, ils permettent la mise à l’eau des bateaux.

Quais de pierre et façade urbaine de Blaye
crédits : Agence Folléa-Gautier
Façade continue et alignements majestueux du port de Pauillac
crédits : Agence Folléa-Gautier
Douceur de la transition du bâti à l'estuaire : berges enherbées et vasière - Pauillac
crédits : Agence Folléa-Gautier
Les palplanches du port de plaisance dévalorisent la silhouette de Pauillac
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les ports urbains, comme Blaye ou Pauillac, participent des paysages de la Gironde de façon plus manifeste : façades bâties urbaines ou quais de pierre dessinent des rencontres frontales entre villes et estuaire. La présence marquée d’arbres d’alignement enrichit encore cette interface, en révélant son potentiel en tant qu’espace public. Le port de plaisance de Pauillac, vu depuis l’estuaire, nuit en partie à cette image : les longues berges herbeuses plongeant dans les eaux sont occultées par les hautes palplanches métalliques de la jetée.

Les grues du port du Verdon accueillent les navires à l'entrée de l'estuaire
crédits : Agence Folléa-Gautier
Dès la confluence, le Bec d'Ambès souligne le rôle industriel de l'estuaire
crédits : Agence Folléa-Gautier
Les gros porteurs amarrés aux pontons de chargement participent du paysage de l'estuaire
crédits : Agence Folléa-Gautier
Les cuves du port pétrolier de Pauillac sont visibles depuis la rive droite
crédits : Agence Folléa-Gautier

Le rôle de l’estuaire reste majeur en termes de transport, notamment dans les domaines commercial et industriel : l’entretien constant du chenal chenal canal (souvent élément d’un réseau de drainage) ou voie d’accès navigable permet d’assurer l’accès de navires de grands gabarits, nécessaires aux activités lourdes. La pointe du Bec d’Ambès, le port pétrolier de Pauillac ou encore le port industriel du Verdon, révèlent ce rôle important de la Gironde ; grues, cuves de stockage et pontons de déchargement formant le décor devant lequel se succèdent les gros porteurs.

Le phare de Patiras ponctue la longue sihouette de l'île
crédits : Agence Folléa-Gautier
Phare de l'île de Patiras
crédits : Agence Folléa-Gautier
Les bouées signalent l'emplacement du chenal
crédits : Agence Folléa-Gautier
Quelques épaves jalonnent les berges de l'estuaire
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les phares de Patiras et de Trompeloup, dressés au sein de l’estuaire sur les îles éponymes, constituent également un patrimoine architectural de valeur. Enfin, éléments d’échelle moindre, les bouées et balises accompagnent au long de l’estuaire le spectacle des navires empruntant le chenal chenal canal (souvent élément d’un réseau de drainage) ou voie d’accès navigable  ; tandis que quelques épaves gisant sur les berges rappellent les dangers de la navigation.

Haut de page

Enjeux de
+ -

protection / préservation

L'instabilité des berges génère des milieux très particuliers
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les milieux humides des berges : protection des milieux fragilisés, mise en place d’accès canalisés.

L'église de Pauillac permet d'identifier la silhouette de la ville
crédits : Agence Folléa-Gautier

Le patrimoine architectural (phares, citadelles...) : classement et inscription aux documents d’urbanisme, entretien et rénovation.

La fragilité des carrelets participe de leur charme
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les carrelets : entretien et rénovation.

Enjeux de valorisation/création

Terres et hameaux abandonnés offrent des paysages insolites - Ile nouvelle
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les paysages des îles : ouverture au public, renaturation des parcelles abandonnées, aménagement de points d’accueil, organisation de visites.

Aucun espace de circulation n'est dédié aux piétons ou aux cyclistes - Saint-Estèphe
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les berges : mise en place de circulations douces, gestion de la ripisylve ripisylve formation végétale du bord des cours d’eau et des plantations sur digues, entretien et rénovation des carrelets, aménagement de points de vue sur l’estuaire.

Les stationnements occultent le paysage urbain - Blaye
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les espaces publics des villes portuaires : aménagement de lieux d’aménité urbains, recul des aires de stationnements par rapport aux berges, valorisation du contact ville-estuaire.

Par les chenaux, l'estuaire s'immisce à l'intérieur des terres - Saint-Vivien-de-Médoc
crédits : Agence Folléa-Gautier
Les ports dessinent de petits espaces intimes et agréables - Villeneuve
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les petits ports de pêche : aménagement de lieux privilégiés de découverte de l’estuaire, entretien et rénovation des villages, création de liaisons douces piétons-cyclistes depuis l’intérieur des terres et d’itinéraires de découverte.

Le bac reste le seul moyen de franchir l'estuaire - Le Verdon-sur-Mer
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les transports collectifs fluviaux, le tourisme fluvial : développement de nouvelles lignes, notamment à but touristique.

Enjeux de réhabilitation/requalification

Sans aménagements, les berges reculent inexorablement
crédits : Agence Folléa-Gautier
Des protections peu soignées dévalorisent le paysage - Saint-Ciers-sur-Gironde
crédits : Agence Folléa-Gautier

Les berges érodées et les ouvrages de défense endommagés : mise en place de systèmes de protections végétales, consolidation ou renaturation selon les milieux naturels, organisation de "vigilance citoyenne".

Sur les îles, les bâtiments à l'abandon présentant un interêt architectural pourraient être réhabilités au bénéfice du public : un projet de restauration du patrimoine bâti et de renaturation est en cours sur l'île Nouvelle
crédits : Agence Folléa-Gautier

Le patrimoine bâti des îles : rénovation des bâtiments, aménagement d’espaces d’accueil du public, valorisation de l’environnement

Haut de page
+ -
+ -
PDF - 3.5 Mo
Carte de situation et bloc diagramme de l’unité C11_3.5 Mo