Introduction

Les fondements culturels s’attachent à mettre en évidence l’évolution des regards sur les paysages Girondins, à travers les représentations qui en ont été faites, littéraires ou picturales. Le chapitre est sans prétention d’exhaustivité. L’objet est de montrer que ces représentations ont participé, à certains moments de l’histoire, d’une mise en système de schémas de pensée donnant naissance à une vision productrice de sens puis de réalités géographiques nouvelles. C’est particulièrement le cas pour la Lande, au cours du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle, à laquelle se substituera, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, la plus grande forêt cultivée d’Europe (Chapitre 1). Inversement, les espaces dévolus à la production (particulièrement les vignes) ne retiennent pas ou que peu l’attention des artistes et des écrivains alors que la viticulture fait, par ailleurs, l’objet d’une abondante littérature technique (Chapitre 2). C’est finalement le paysage fluvial de la Garonne, à proximité de Bordeaux, qui, porté par le genre romantique du milieu du XIXe siècle, fait l’objet des plus nombreuses descriptions, tant en peinture qu’en littérature (Chapitre 3), et inaugure un type de perception esthétique appelée à se généraliser, au cours du XXe siècle, à l’ensemble des paysages girondins (Chapitre 4).