Les écosystèmes du Bassin d’Arcachon

Le bassin d’Arcachon est un système lagunaire. Ce milieu saumâtre résulte de la rencontre des eaux douces de la Leyre et des eaux océaniques. Il est soumis aux marées et, deux fois par jour, se vide au 2/3, laissant de vastes zones découvertes. L’incessante variabilité des conditions physiques (courant, salinité, nature des sédiments, profondeur…) a fait naître un écosystème d’une exceptionnelle richesse biologique et d’une grande productivité en termes de biomasse.

Cet écosystème est fragile et menacé par le développement des activités humaines et de l’urbanisation, d’autant que l’évolution naturelle tend vers un comblement progressif de cette vaste zone lagunaire par les sédiments océaniques et terrestres.

Le bassin d’Arcachon fait l’objet de nombreuses mesures de protection et de dispositifs permettant tant bien que mal de limiter urbanisation et pollution. Loin de faire l’unanimité, le delta de la Leyre, l’île aux Oiseaux, le banc d’Arguin, font toujours l’objet de controverses.

L’estran

L’alternance des submersions-émersions et leur fréquence ont déterminé un système de zonation de l’estran :

*les vasières ou slikkes sont les zones inondées à chaque marée haute, et constituent le domaine des herbiers à zostères naines qui abritent une faune peu diversifiée mais très abondante (vers, mollusques, crustacés) servant de nourriture aux poissons (marée haute) et aux oiseaux (marée basse).Il s’agit du plus vaste herbier d’Europe (7000 hectares).

*le schorre schorre partie supérieure de l’estran, uniquement inondée lors des grandes marées est recouvert lors des marées de vives-eaux et se caractérise par la présence de plantes halophiles (supportant le sel). Elles forment une couverture végétale dense et continue, d’une grande biodiversité (salicorne, aster maritime...). Le schorre schorre partie supérieure de l’estran, uniquement inondée lors des grandes marées assure des rôles importants : il protège le rivage contre l’érosion, a un pouvoir épurateur, abrite et nourrit la faune.

*la zone parhalienne est un talus végétalisé qui sépare le schorre schorre partie supérieure de l’estran, uniquement inondée lors des grandes marées de la zone terrestre. Ce passage continu entre les formations halophytes et les formations terrestres est devenu très rare autour du bassin et constitue un intérêt écologique majeur.

La production végétale de toutes ces zones est très élevée, ce qui en fait des milieux essentiels pour la faune (refuges, frayères, ressource alimentaire). De leur existence dépend la richesse du peuplement d’oiseaux du bassin d’Arcachon, mais aussi celle des peuplements de poissons, de mollusques et de crustacés exploités par l’homme.

Ces milieux caractéristiques se retrouvent un peu partout le long des rives du bassin d’Arcachon mais ne présentent une superficie et une diversité importantes que sur deux secteurs, les prés salés prés salés prairies voisines de la mer, dont le sol et la végétation sont marqués par la salinité de l’eau d’Arès et les prés salés prés salés prairies voisines de la mer, dont le sol et la végétation sont marqués par la salinité de l’eau de Gujan-Mestras.

Dans le premier cas, il s’agit d’un secteur particulièrement riche où s’observent également des plantes de l’étage méditerranéen, très rares dans la région. Cette situation a justifié la création d’une réserve, qui n’illustre malheureusement pas toute la diversité des paysages de ce secteur, notamment en ce qui concerne les zones humides terrestres.

Les prés salés prés salés prairies voisines de la mer, dont le sol et la végétation sont marqués par la salinité de l’eau illustrent parfaitement ce que l’évolution naturelle, accélérée par les influences des activités humaines, peut provoquer. Les slikkes sont progressivement envahies par les spartines, ce qui abouti à un exhaussement des terrains, donc à une régression de l’influence marine. La zone parhalienne progresse avec un développement très important des roselières et du baccharis. Cette évolution aboutit à une régression des prés salés prés salés prairies voisines de la mer, dont le sol et la végétation sont marqués par la salinité de l’eau typiques (schorre schorre partie supérieure de l’estran, uniquement inondée lors des grandes marées ).

chenaux et prés salés d'Arès
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Statice commun ou lavande de mer
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Salicorne Salicornia perennis
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A Gujan-Mestras, la progression des aménagements portuaires a entrainé la disparition de superficies notables de schorre schorre partie supérieure de l’estran, uniquement inondée lors des grandes marées . Les prés salés prés salés prairies voisines de la mer, dont le sol et la végétation sont marqués par la salinité de l’eau qui subsistent présentent malgré tout une grande diversité floristique, essentielle pour le fonctionnement écologique du bassin d’Arcachon.

Sur les autres secteurs, on assiste, du fait de l’envasement progressif du bassin d’Arcachon, à une progression lente de petites superficies de schorre schorre partie supérieure de l’estran, uniquement inondée lors des grandes marées .

Parmi les autres milieux importants du bassin d’Arcachon, on citera les milieux sableux (plages et dunes) et les domaines endigués (bassins en eau, prairies et boisements humides).

Les milieux sableux

Moins connues que les vasières, les plages constituent pourtant des zones d’accueil de nombreuses espèces d’invertébrés, souvent spécifiques de ce milieu. Ces peuplements jouent un rôle important dans le fonctionnement du bassin, en tant que détritivores (consommation de la matière organique morte) ou en tant que ressource alimentaire pour l’avifaune.

Les boisements dunaires jouent un rôle fondamental dans la stabilisation du trait de côte. Sur les communes de Lège et d’Arcachon, ces boisements présentent un sous-bois diversifié où se développent le chêne vert, l’arbousier, l’immortelle des dunes, le genêt à balais...

pinède dunaire
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sous bois de la pinède dunaire, dominé par l'arbousier et le chêne vert
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cistes
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orchidée (céphalanthère à longues feuilles)
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  • Les domaines endigués et le delta de la Leyre
    D’abord étroitement enserrées dans le lit de la rivière, les eaux s’étalent dans les nombreux bras du delta pour rejoindre la lagune lagune dans le massif landais, ce terme désigne de petites étendues d’eau circulaires (de 10 à 80 m de diamètre) isolées, particulièrement riches en biodiversité et devenir saumâtres. La fréquence d’émersion et de submersion des terres va croissante d’amont en avalà- inondation annuelle des secteurs les plus en amont, inondation saisonnière de la frange bordant le bassin à chaque grande marée, submersion aux rythmes des marées quotidiennes - créant ainsi une mosaïque de milieux humides plus ou moins saumâtres. Les roselières couvrent de vastes étendues dans la partie amont du delta et laissent place à des prairies humides. Avec le déclin de l’élevage extensif, celles-ci sont peu à peu envahies par des arbustes (baccharis, bourdaine, saules…).
le baccharis (Baccharis halimifolia)
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Situés dans la partie orientale du bassin et au niveau du delta de la Leyre et créés pour la production du sel puis la pisciculture, les domaines endigués (Certes-Graveyron, Escalopier, Malprat, Fleury…) ne sont plus exploités depuis le milieu du XXème siècle. Ils ne subissent plus l’influence des marées qu’au travers d’ouvrages hydrauliques qui permettent de faire entrer ou sortir l’eau de mer. Leur fonctionnement et leur évolution dépendent donc entièrement de la gestion humaine, aussi bien pour l’alimentation en eau que pour le maintien de surfaces en herbe (pâture, fauche).Ce mélange entre milieux terrestres, d’eau douce et d’eau saumâtre fournit également des milieux très riches qui jouent un rôle fondamental pour l’accueil d’une faune très variée d’oiseaux, d’amphibiens ou de reptiles, présents sur le bassin, qui ne se reproduisent que sur ces domaines. Situé sur une des grandes voies européennes de migration, le delta et les domaines endigués jouent un rôle d’importance internationale pour l’avifaune.

Aigrette garzette
crédits : Olivier bernard - Wikipedia - Creative Commons - http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr - http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5/deed.fr - http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr - http://creativecommons.org/licenses/by
Gorgebleue à miroir
crédits : Uwe Gille - Wikipedia - Creative Commons - http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr
  • Les domaines endigués et le delta de la Leyre constituent donc le plus souvent l’interface entre le domaine maritime du bassin d’Arcachon et le domaine terrestre du plateau Landais. Ils sont un exemple marquant de l’intérêt écologique que peuvent avoir des milieux façonnés par l’homme quand ce dernier s’appuie sur leur fonctionnement naturel. Ces domaines endigués ont donc un intérêt patrimonial multiple, en termes d’histoire, de paysage et d’écologie.
J1. La bande littorale
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Carte de situation et bloc diagramme de l’unité J1_9.1 Mo
J2. La lagune du Bassin d’Arcachon
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Carte de situation et bloc diagramme de l’unité J2_16.5 Mo
J3. Arcachon et la dune du Pyla
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Carte de situation et bloc diagramme de l’unité J3_3.1 Mo
J4. Le littoral ostréicole de La Teste au Teich
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Carte de situation et bloc diagramme de l’unité J4_4.3 Mo
J5. Le littoral d’Andernos
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Carte de situation et bloc diagramme de l’unité J5_13.2 Mo
J6. Le Cap Ferret
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Carte de situation et bloc diagramme de l’unité J6_6.8 Mo
Les milieux naturels du littoral

L’originalité de l’évolution géomorphologique du littoral aquitain a déterminé l’apparition d’écosystèmes très particuliers. Ainsi, la formation des marais et plans d’eau d’arrière dune - liée à une accumulation d’eau douce sur substrat sableux - ne se rencontre à une aussi vaste échelle nulle part ailleurs sur la façade atlantique européenne. L’analyse écologique de n’importe quel secteur de cette bande littorale fait immédiatement apparaître l’intérêt qui résulte de la juxtaposition de quatre types de milieux très différents : les dunes, les plans d’eau permanents, les marais doux et les milieux forestiers (pinède pour l’essentiel). L’interpénétration des influences de chacun de ces grands ensembles écologiques engendre toute une mosaïque de biotopes, qui s’organisent selon un gradient d’humidité du substrat.

La végétation dunaire, habitats et espèces originaux

Le cordon dunaire constitue un milieu physique très dynamique qui fluctue en permanence sous l’action conjointe de la mer et du vent. Une végétation originale peuple les dunes, où elle a dû s’adapter à des conditions physiques difficiles : projection de sable, forte salinité, puissance du vent… Elle joue un rôle essentiel dans l’édification et le contrôle de la mobilité du trait de côte. La flore est organisée en bandes parallèles à la côte, et chacune peut être caractérisées par une association végétale. Du rivage vers l’intérieur, on distingue :

Végétation du haut de plage et de la dune vive
crédits : GEREA
Cakile maritima
crédits : Ximenex - Wikipedia - Creative Commons - http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.1/es/deed.fr
Salsola kali
crédits : Pablo Alberto Salguero Quiles - Wikipedia - Creative Commons - http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr

la végétation du haut de plage

Immergée lors des grandes marées, est très peu développée, tant en raison de l’érosion marine que de la pression humaine (piétinement, nettoyage mécanique…). Il s’agit d’une flore « halo-nitrophile » qui supporte la salinité et la matière organique contenue dans les laisses de mer.

Eryngium maritimum
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La végétation des banquettes et dunes embryonnaires

Moins précaire que la précédente, elle se développe sur les premières formations terrestres, très occasionnellement submergées. Une végétation à base de chiendent des sables (Agropyrum junceum) s’élève au fur et à mesure de l’arrivée nouvelle de sable.

Euphorbia paralias
crédits : Jean Tosti - Wikipedia - Creative Commons - http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr
Linaria thymifolia
crédits : GEREA
Calystegia soldanella
crédits : GEREA
le hanneton foulon ou hanneton des sables
crédits : GEREA

La végétation de la dune vive (ou dune blanche) : c’est le cordon de dune mobile, à forte accumulation de sable grâce à l’action de végétaux psammophiles (qui se développent dans le sable) dominés par l’Oyat (Ammophila arenaria) ou Gourbet pour les aquitains. Après les phases pionnières pendant lesquelles l’Oyat domine, un cortège plus varié d’espèces s’implante et constitue une formation végétale herbacée plus dense.

En limite de la dune grise et de la dune vive, la luzerne des mers
crédits : GEREA

La végétation de la dune semi fixée

Elle se développe à l’abri du cordon de dune vive, où les phénomènes d’accumulation et de transit sont atténués. La fétuque (Festuca juncifolia) et le gaillet (Galium arenarium) constituent des petites prairies d’aspect clairsemé, mais à système racinaire en réseau dense et efficace contre l’érosion éolienne.

Dune grise à immortelles
crédits : GEREA
Helichrysum stoechas
crédits : Jeffdelonge - Wikipedia - Creative Commons - http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr

La végétation des dunes grises et des lettes

Elle occupe l’arrière dune, sans transit sableux et assez bien abritée des embruns. Les mousses et les lichens constituent une part importante de la pelouse basse à fort recouvrement. De nombreuses espèces annuelles à floraison précoce (adaptation à la sécheresse estivale forte) parsèment cette pelouse dominée par l’immortelle (Helichrysum stoechas).

La végétation de la frange forestière

Le passage progressif de la pelouse de la dune grise à la forêt est très important pour la richesse biologique et paysagère de cette limite externe des dunes non boisées. Dans l’« ourlet », la végétation basse de la dune grise s’enrichit d’espèces pré-forestières, de petits buissons bas, de végétaux semi-ligneux. La zone de jonction avec les arbres forestiers est constituée de buissons et d’arbres déformés par les vents souvent chargés d’embruns salés et de sable. Ils présentent des formes étonnantes (anémomorphoses), par exemple des arbres en « drapeau », ou prostrés sur le sol. Au nord du bassin d’Arcachon, la pinède à chêne vert (Quercus ilex) présente un sous bois très riche en arbousier (Arbutus unedo), mêlé au chêne pédonculé. A partir du nord Médoc, le Garou (Daphne gnidium) et le troène (Ligustrum vulgare) apparaissent dans la frange forestière.

Les boisements sur les dunes anciennes

La forêt dunaire constitue la dernière bande de végétation du complexe dunaire littoral. Forêts établies depuis longtemps sur les dunes anciennes, elles présentent une structure arborée bien développée et un assemblage d’espèces forestières caractéristiques. Sur la côte girondine, il s’agit de forêt mélangée de Pin maritime, de chêne vert et de chêne pédonculé, ou de pineraie maritime pure. Dans les secteurs en dépression (lettes), on peut aussi rencontrer des boisements humides : saulaie bétulaie ou saussaie à saule blanc. Ces dernières jalonnent l’arrière dune littorale, chapelet de milieux humides « coincés » entre les étangs et la dune grise. Sous ces boisements se sont développés des sols où la décomposition des litières et l’incorporation de la matière organique s’effectuent lentement, d’où l’accumulation d’une matière organique peu évoluée en surface.La forêt dunaire de pin maritime et de chêne vert a une aire de répartition restreinte. Elle fait partie des habitats d’intérêt communautaire (code Natura 2000 : 2180) et est l’objet de mesures de protection. La gestion orientée vers la préservation de la biodiversité qu’elle renferme passe par la prise en compte des microfaciès, déterminés par la pente et l’exposition. Sur le plan sylvicole, elle nécessite de travailler par petites unités et de maintenir les deux essences dominantes (Pin maritime, chêne vert).La pineraie de pin maritime, où cet arbre est très dominant, occupe une aire de répartition encore plus restreinte sur le littoral atlantique, limitée aux dunes anciennes littorales entre la pointe de Grave et le bassin d’Arcachon. Cet habitat forestier fait aussi partie des habitats d’intérêt communautaire (code Natura 2000 : 2180).

La forêt usagère de la Teste de Buch s’étend au sud de la dune du Pilat, sur 3800 ha. Cultivée pour sa résine depuis plus de 2000 ans, cette forêt n’a pas été exploitée dans le cadre de la sylviculture, ce qui lui donne un visage très particulier, que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans la forêt landaise. Les habitants résidant depuis plus de dix ans sur les communes de Gujan-Mestras et de La Teste (le Bourg, Cazaux, le Pyla et le Cap Ferret) avaient le droit de prélever le bois mort pour le chauffage et du bois vert pour la construction de maisons ou de bateaux. Aujourd’hui pratiquement tombés en désuétude, ces droits d’usage font l’objet de reconstitutions historiques pittoresques. Célèbre parmi les juristes aquitains, ils ont engendré de nombreux conflits dont certains sont toujours d’actualité.La forêt usagère a ainsi connu une évolution autonome constituant un massif complexe, dont la gestion très extensive a donné un milieu forestier à forte « naturalité », renfermant une importante biodiversité en comparaison avec les pinèdes d’exploitation du massif des landes de Gascogne. Cette futaie irrégulière comprend tous les stades d’évolution forestière, des arbres les plus jeunes jusqu’aux phases de sénescence. Cette forêt millénaire est enfin le complément naturel du grand site national de la dune du Pilat.

Pinède dunaire
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Le sous bois de la pinède sur dune, dominé par l'arbousier
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Les cistes
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orchidée céphalantère à longues feuilles
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La végétation du bord des étangs et des marais et leurs fonctions écologiques

Le contraste entre les rives ouest et est des étangs constitue l’élément le plus visible du paysage : la dune boisée de pins maritimes et de chênes verts en sous-bois surplombe une rive occidentale étroite, tandis que la rive orientale s’étend, plate, herbeuse et inondable, jusqu’à la lisière des premières parcelles de pinède d’exploitation. Les feuillus (chêne pédonculé, bourdaine, bouleau, saules…) soulignent la transition entre marais doux et forêt d’exploitation, souvent très en recul des rives des plans d’eau. La pente douce à l’est offre la possibilité d’une colonisation floristique sans discontinuité entre l’eau et le milieu terrestre. Toute variation des niveaux d’eau gérés au niveau des exutoires des étangs (canal entre les étangs) influence directement les surfaces de zones humides sur cette rive est qui occupent plusieurs dizaines de milliers d’hectares.

Cette lisière aquatique, où s’implantent des ceintures végétales selon le gradient d’humidité du substrat, représente un des principaux pôles d’intérêt écologique de ce littoral. Les habitats naturels qui occupent cette « gouttière », sans discontinuité entre la Garonne et l’Adour, constituent une des principales zones d’échange et de circulation notamment pour une grande partie de l’avifaune migratrice nord occidentale inféodée aux milieux aquatiques : sites de repos lors des migrations, la chaîne des étangs et marais doux arrière littoraux offre une nourriture abondante et variée du fait de la forte productivité biologique des milieux palustres ; ces biotopes servent également de lieu d’hivernage pour de nombreux oiseaux (sarcelles d’été, canards, limicoles et passereaux paludicoles…). Par voie de conséquence, l’importance des flux migratoires confère à l’axe des marais littoraux arrière dunaire un intérêt cynégétique primordial.