Délimitations

Les grands paysages girondins dans leur contexte

La Gironde est constituée de paysages très différents, qui s’agencent en grande partie par les coutures des cours d’eau. Au nord, Blayais et Libournais sont encadrés par les forêts du Landais, de la Double et du sud de la Saintonge, qui s’étalent vers l’intérieur du département, s’éclaircissant en lisières progressives pour laisser la place au vignoble. Vers l’est, au-delà de ces bois, le Périgord occupe un vaste territoire, mais sa présence ne se fait pas réellement sentir sur les terres girondines : une transition douce le sépare de l’Entre-Deux-Mers. Celui-ci est aussi en contact avec les Terreforts du Lot-et-Garonne, la vallée du Dropt faisant office de frontière naturelle entre ces deux paysages. Enfin, en rive gauche de la Garonne, le Bazadais annonce déjà les marches et terrasses du Queyran, dans ce même département.
Ainsi, à l’exception notable des paysages des Landes de Gascogne (forêt et littoral), qui se prolongent largement vers le sud jusqu’aux rives de l’Adour, les limites de la Gironde correspondent assez bien à des limites paysagères, mais partout de façon imparfaite, incluant les franges et extrémités des entités voisines.

crédits : Agence Folléa-Gautier

Les dix grands ensembles paysagers du département

Le territoire girondin est traversé et partagé par d’importants cours d’eau, qui ont profondément marqué sa morphologie : Garonne, Dordogne et estuaire de la Gironde sont les principaux acteurs du découpage des paysages du département. Délimitant plaines ou collines, ils "contraignent" aussi fortement les mobilités (après les avoir longtemps encouragées aux temps de la navigation fluviale), ce qui souligne leur vocation de limites. C’est pourquoi les grands ensembles paysagers apparaissent en grande partie définis par le tracé de ces vallées.

L’axe Garonne-Gironde, qui divise le département en deux moitiés bien distinctes, est l’expression la plus évidente de ce rôle : au sud-ouest de cette ligne s’étendent largement les landes girondines, très vaste plaine sableuse quasi-horizontale ; au nord-est, les territoires collinéens de l’Entre-Deux-Mers, du Blayais, ou encore du Landais, offrent un visage radicalement différent. La Dordogne et ses affluents partagent encore ces collines en de petits pays et forment ainsi une mosaïque complexe de paysages.

Mais au-delà d’un découpage du territoire, ces fleuves ont généré au long de leurs berges des conditions particulières et variées. C’est pourquoi les rives concentrent aujourd’hui des paysages singuliers : sols plus ou moins riches, diversité des coteaux, implantations et aménagements humains... Ces larges vallées constituent donc clairement des ensembles distincts dans ce territoire, et pas uniquement des frontières. Elles nécessitent d’être étudiées dans leurs continuités, mais aussi dans leurs diversités.

Sur la façade Atlantique, le littoral, fort différent des Landes qu’il borde bien que l’océan soit à l’origine de ces deux paysages, offre un visage très continu. En effet, les plages, dunes et étangs, organisés en longues séries parallèles, se déroulent du nord au sud avec une régularité remarquable. Seul le Bassin d’Arcachon offre une autre configuration dans son rapport à la mer, ce qui a donné lieu à un développement radicalement différent. Son caractère unique sur l’ensemble des 260 km de côte sableuse aquitaine le rend d’autant plus précieux.

Enfin, l’implantation humaine et l’urbanisation ont formé au fil des siècles, et surtout lors des dernières décennies, des agglomérations si importantes qu’elles constituent en elles-mêmes de nouveaux ensembles paysagers. C’est le cas de la vaste agglomération bordelaise, toujours en expansion, qui produit, par son héritage historique mais aussi par sa croissance contemporaine, des paysages spécifiques.

Au final, le département offre dix grands ensembles de paysages :

  • A. La vallée de la Garonne
  • B. La vallée de la Dordogne
  • C. L’estuaire et ses rivages
  • D. Les franges boisées du nord
  • E. Du Blayais au Libournais
  • F. L’Entre-Deux-Mers
  • G. L’agglomération bordelaise
  • H. Le Bazadais
  • I. Les Landes girondines
  • J. Le littoral atlantique
cartes des grands ensembles paysagers du département
crédits : Agence Folléa-Gautier/Atelier de l'Isthme
A. La vallée de la Garonne
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En rive droite de la Garonne s’imposent, hauts et raides, les coteaux de l’Entre-Deux-Mers, tandis qu’au sud, des terrasses alluviales s’élèvent jusqu’aux lisières du massif des landes. Entre ces deux bordures s’étend une plaine de faible ampleur, à travers laquelle le fleuve s’écoule en louvoyant. Dans cette vallée, les vignes, boisements, cultures et prairies forment des paysages variés et équilibrés, encadrés par les villages implantés au pied des coteaux. Quelques affluents génèrent sur la rive gauche des paysages en clairières, aux caractéristiques particulières mais liés physiquement à la vallée, telles les vignes du Sauternais ou les clairières des Graves.

Depuis la limite est du département jusqu’à l’agglomération bordelaise, la vallée de la Garonne présente plusieurs paysages distincts différenciés principalement par l’occupation des sols, qui dessine des tableaux divers dominés par la vigne, les marais ou les cultures. En amont, la plaine fluviale de Castets-en-Dorthe est occupée principalement par de vastes parcelles céréalières ; puis vient le Sauternais et ses terres presque entièrement vouées à la viticulture ; de Cérons à Beautiran, marais et vignes s’associent pour composer un paysage mixte ; de Beautiran à Villenave d’Ornon ce sont les marais qui font le caractère de la vallée. Enfin, légèrement à l’écart de celle-ci, les clairières des Graves, par leurs paysages viticoles et les affluents qui les parcourent, sont aussi rattachées à la Garonne. Se distinguent ainsi cinq unités de paysages au fil de la Garonne :

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crédits : Agence Folléa-Gautier
B. La vallée de la Dordogne
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Traçant son lit au sein des reliefs de l’est du département, la Dordogne a dessiné, au fil de ses fluctuations, une large vallée encaissée, nettement délimitée par de hauts coteaux boisés. Entre les amples méandres s’installe une agriculture variée, riche de belles pâtures humides, souvent mise en place grâce à des aménagements de la plaine (digues, réseaux de canaux). Associé à ce réseau, un maillage fin de circulations parcourt l’ensemble de ces plaines, desservant une urbanisation diffuse sur les fonds, plus dense - car contrainte par la morphologie - en pieds de coteaux. Vigne, berges et coteaux boisés, villages et routes-digues forment des paysages très riches et très changeants d’amont en aval.

Au fil de méandres assez prononcés, la vallée de la Dordogne voit se succéder divers paysages, caractérisés par les différentes largeurs de la vallée et du fleuve, et les implantations humaines qui en ont découlé. Isolé en territoire périgourdin, le méandre de Sainte-Foy-la-Grande présente une agriculture variée ; un peu plus en aval, au long de la rive gauche d’Eynesse à Saint-Jean-de-Blaignac, vignes et cultures se partagent l’espace ; la large plaine de Castillon-la-Bataille à Libourne, quant à elle, est largement occupée par la viticulture, à l’image du plateau de Saint-Emilion qui la surplombe ; après sa confluence avec l’Isle, la Dordogne prend de l’ampleur, et ses rives de Libourne à Saint-André-de-Cubzac laissent plus de place au bâti et aux marais, au détriment des cultures. Les quatre unités de paysages de la vallée de la Dordogne sont finalement :

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C. L’estuaire et ses rivages
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Au-delà du Bec d’Ambès, rejeton terrestre de ces eaux, la rencontre entre Garonne, Dordogne et Atlantique donne ici naissance à un estuaire hors d’échelle, paysage aquatique majestueux qui longe les terrasses alluviales du Médoc en rive gauche, les marais de Braud-et-Saint-Louis en face. Les eaux des deux fleuves ont longtemps enrichi ces rives de nombreux matériaux, constituant d’une part des terrasses de graves bien drainantes, propices au développement du vignoble, et d’autre part des palus palus terres marécageuses asséchées par drainage et cultivées que le travail de l’homme a rendu exploitables en prairies et labours. Depuis les berges de la Gironde s’étalent donc les marais cultivés et pâturés, organisés par de complexes réseaux de drainage et accueillant des ports presque en pleine terre, surplombés par des pentes aux vignes soigneusement cultivées et ponctuées de châteaux.

Le plus vaste estuaire d’Europe se divise en un grand nombre d’unités de paysage, depuis sa naissance à la confluence Dordogne-Garonne jusqu’à son embouchure maritime. A la rencontre des deux fleuves, l’accumulation d’alluvions a formé le Bec d’Ambès, extension marécageuse de l’Entre-Deux-Mers. En rive droite, un ancien méandre a laissé la place au marais de Prignac-et-Marcamps, replat agricole au pied des coteaux de Bourg, annonciateur des plus vastes espaces agricoles du marais de Braud-et-Saint-Louis, en aval. En rive gauche, après les palus palus terres marécageuses asséchées par drainage et cultivées de Ludon-Médoc, terres humides aux portes de Bordeaux, les terrasses graveleuses et marais forment différents paysages dans le Médoc viticole : le Médoc de Margaux et ses vignobles prestigieux ; la clairière de Listrac, encadrée par le massif forestier ; le Médoc de Pauillac, résolument tourné vers l’estuaire ; le Médoc de Saint-Christoly, territoire partagé entre vignes et marais ; le Médoc des Mattes mattes terres basses artificielles, gagnées sur les eaux par la construction de digues , aux terres gagnées sur les eaux, nettement marqué par les marais agricoles. A l’embouchure enfin, la pointe de Grave forme la connexion entre Gironde et Atlantique, et clôture les paysages de l’estuaire et ses îles. Onze unités de paysages se dégagent ainsi pour l’estuaire :

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D. Les franges boisées du nord
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Au nord-est du département, les grands massifs boisés limitrophes soulignent leur présence par des incursions plus ou moins marquées au sein du vignoble girondin. Les forêts du Landais et de la Double occupent ainsi les sols lessivés des hauteurs, divisées en unités plus réduites par les vallées de l’Isle et de la Dronne, aux fonds plats très cultivés et urbanisés. Paysages de transition, ces boisements se densifient vers l’extérieur du département et prennent le pas sur la vigne. Quelques ambiances de clairières se révèlent au cœur de ces franges : viticoles, pâturées ou parfois enfrichées, elles éclaircissent le couvert et participent d’une composition plus fine des forêts.

Au long de la limite nord du département, l’influence des pays voisins se fait nettement sentir, notamment par une forte présence boisée, et dessine des unités qui forment les amorces de ces ensembles plus vastes. Divers massifs forestiers s’immiscent ainsi sur les collines girondines : le Landais, la Double, la Double Saintongeaise ; ce sont les vallées de l’Isle et de la Dronne qui les séparent ici en entités distinctes ; tandis que les prémices des coteaux charentais, couverts de vignes, dessinent la transition entre Côtes de Blaye et Pineau dans la région voisine de Poitou-Charentes. Cinq unités apparaissent ainsi sur les franges nord :

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E. Du Blayais au Libournais
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Suivant la rive droite de la Dordogne, puis de l’estuaire, une large bande, constituée de reliefs successifs plus ou moins marqués, se démarque par sa vocation résolument viticole. Saint-Emilion, Pomerol, Fronsac, Côtes de Bourg et Côtes de Blaye se succèdent, surplombant les cours d’eau de leurs coteaux peignés par les rangs réguliers de vigne, de leurs imposantes silhouettes bâties, et de leurs hautes falaises de calcaire. Au sein de ces paysages viticoles, la répartition des forêts ou du bâti est liée directement à la valeur de la vigne : extrêmement précieuse, elle est omniprésente à Saint-Emilion ; tandis que le Cubzadais la voit d’avantage mêlée aux boisements.

Au-delà des influences forestières extérieures, la vigne revient vite au premier rang, dessinant des paysages souvent très soignés : à l’est, les collines de Saint-Emilion en sont couvertes de façon quasi-uniforme, ainsi que la plaine du Pomerol ; elle domine aussi dans le Fronsadais et ses collines, de même que dans le Blayais. Moins marqué par le relief, le Cubzadais est occupé de façon plus mixte par des cultures mêlées aux vignes. Enfin, la vallée de l’Isle est, quant à elle, plutôt dévolue aux prairies et au bâti. Du Blayais au Libournais, se sont ainsi six unités qui se succèdent :

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F. L’Entre-Deux-Mers
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Entre les vallées de la Garonne et de la Dordogne s’élève l’Entre-Deux-Mers. Ce large relief calcaire est parcouru de nombreux cours d’eau, qui l’ont sculpté en vallons et collines bosselées, plus ou moins découpés. Si ses coteaux dominent nettement les vallées qui le suivent, au nord comme au sud, il est lui-même surplombé par une longue dorsale boisée, courant d’ouest en est et marquant la séparation entre les bassins versants des deux fleuves. Couvert principalement de boisements et de vignes, l’Entre-Deux-Mers trouve sa diversité dans les vallons qui le parcourent, souvent pâturés ou cultivés, qui lui offrent une grande richesse paysagère.

Entre Garonne et Dordogne, les collines de l’Entre-Deux-Mers composent des paysages variés, formés de boisements, vignes et cultures, plus ou moins habités par un bâti dispersé. Si la vallée du Dropt, au sud-est, se démarque nettement de ce contexte collinéen, et délimite aussi les collines de la Réole, prémices du Lot-et-Garonne, les autres unités définies ici présentent des variations plus fines liées à la topographie et à l’occupation des sols. L’Entre-Deux-Mers nord est nettement dominé par la vigne ; le plateau peu accidenté de l’Entre-Deux-Mers de Sauveterre accueille forêts et viticultures ; l’Entre-Deux-Mers de Créon, plus vallonné, est marqué par les boisements ; les collines sud de l’Entre-Deux-Mers, découpées de vallons, accueillent un vignoble de qualité ; enfin, la campagne résidentielle de l’Entre-Deux-Mers apparaît, marquée par la pression urbaine de l’agglomération bordelaise toute proche. L’Entre-Deux-Mers dessine finalement sept unités de paysages :

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G. L’agglomération bordelaise
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Au-delà de la ville de Bordeaux, l’agglomération compose un ensemble de plusieurs paysages urbains répartis sur les deux rives de la Garonne ; de multiples quartiers et communes aux identités marquées forment cette aire urbaine. Sur le pourtour, la rencontre entre la ville et les paysages alentour forme des interfaces différentes : la Garonne, les marais, la forêt de pins, la vigne, le coteau de Lormont ne créent pas une ceinture uniforme autour de Bordeaux. Si certaines extensions urbaines récentes tiennent compte de ces différences de contexte, d’autres présentent un urbanisme banal et inadapté aux spécificités locales.

L’agglomération de Bordeaux présente de multiples visages, qui mériteraient incontestablement d’être décrits en unités distinctes jusqu’à l’échelle des quartiers. Cette analyse ne saurait être menée à l’échelle de l’atlas des paysages départementaux. Si nous nous penchons ici sur les diverses facettes de la métropole, ce sera pour nous intéresser aux particularités issues de ses rencontres avec les grandes unités qui l’entourent. Quant à l’aire urbaine en elle-même, d’autres études offrent un regard plus complet sur ses multiples aspects.

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H. Le Bazadais

H1. La terrasse du Bazadais

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Au sud-est du département, sur des terres légèrement plus élevées que le plateau landais, est installé le pays bazadais. Entre la vallée de la Garonne et celle du Ciron, cet ensemble est bordé par la forêt landaise au sud-ouest, mais se singularise nettement de ce paysage. Bien que très forestier, le Bazadais est couvert de nombreuses clairières cultivées, implantées sur des reliefs aux doux vallonnements, et le pin maritime cède la place au chêne. Prairies et cultures céréalières dominent, associées à quelques vergers et à de rares vignes. Au nord, une large terrasse plane et cultivée en openfield openfield paysage agraire à champs ouverts surplombe le fleuve. Cultures, reliefs et boisements de feuillus et de pins mêlés composent ici des paysages variés.

Paysage d’exception à proximité de la forêt landaise, nettement différent de son imposant voisin, le Bazadais abrite lui-même deux configurations bien distinguées. En effet, surplombant légèrement la Garonne en rive gauche, la terrasse du Bazadais présente un relief très horizontal, couvert de cultures sur de vastes surfaces ; en retrait, les collines du Bazadais proprement dit offrent plus de vallonnements et accueillent d’avantage de boisements. Le Bazadais se divise donc en deux unités de paysages :

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I. Les Landes girondines
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Le plateau landais forme le plus grand ensemble paysager du département, et se prolonge même sur une bien plus vaste surface, puisqu’il constitue, au sud, la quasi-intégralité du département des Landes. Couvert d’une couche plus ou moins épaisse de sable, il était constitué, jusqu’au XIXème siècle, de terres marécageuses, très humides, car l’extrême planéité du relief ne permettait pas le drainage des eaux. D’importants travaux ont complètement transformé ce territoire qui accueille aujourd’hui la forêt la plus importante d’Europe, constituée essentiellement de pin maritime. La gestion "industrielle" de ce milieu a créé un paysage boisé très maîtrisé, mais aussi agricole (maïs, tulipes), aujourd’hui sujet aux aléas économiques et météorologiques.

Au sein de ce très vaste ensemble, couvert quasi-uniformément d’une forêt artificielle de pins maritimes, il est délicat de définir des paysages vraiment distincts à l’échelle d’unités départementales : le relief minime et la gestion uniforme de ces paysages en effacent les particularités. C’est pourquoi nous avons plutôt choisi de traiter des typologies, liées à des spécificités que l’on peut retrouver en divers endroits : les vallées habitées, où le relief plus marqué s’accompagne d’une urbanisation groupée, tirant parti des zones mieux drainées à proximité des cours d’eau ; les landes rases, où les milieux naturels originels ont pu être préservés ; les clairières de cultures, où les vastes parcelles labourées dégagent des horizons immenses ; les lisières du massif, où les boisements cèdent progressivement la place (au bâti, à la vigne...). Les Landes girondines s’enrichissent donc de quatre configurations paysagères :

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J. Le littoral atlantique
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Tout au long de l’Océan Atlantique, de la Pointe de Grave jusqu’à Biarritz, la côte landaise présente un profil extrêmement similaire. En Gironde, c’est plus de 100 km de plage qui se déroulent face à la mer, uniquement interrompus par le Bassin d’Arcachon. Une plage de sable dégagée, un étroit cordon dunaire sableux, une deuxième succession de dunes, plus massives et boisées, et enfin un étang d’eau douce, bordé par la forêt des Landes : cette série se répète sur tout le littoral. L’exception remarquable du Bassin d’Arcachon, lagune lagune dans le massif landais, ce terme désigne de petites étendues d’eau circulaires (de 10 à 80 m de diamètre) isolées, particulièrement riches en biodiversité créée par l’embouchure de la Leyre, apporte une diversité bienvenue et précieuse dans les paysages et les milieux naturels de la côte.

Plages, dunes et lacs d’eau douce forment au long de la bande littorale un paysage très organisé qui se prolonge vers le sud bien au-delà des frontières girondines. Seule exception, formée par le delta de la Leyre, la lagune lagune dans le massif landais, ce terme désigne de petites étendues d’eau circulaires (de 10 à 80 m de diamètre) isolées, particulièrement riches en biodiversité d’Arcachon et cultive sa différence en développant divers visages sur ses rivages : la station balnéaire d’Arcachon et la dune du Pyla qui la surplombe ; le littoral ostréicole de La Teste au Teich et ses ports caractéristiques au sud ; le littoral d’Andernos en lisière du massif Landais au nord-est ; la pointe du Cap Ferret et sa forêt habitée. Six unités de paysages composent donc le littoral atlantique :

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