4 - Les paysages du plateau landais
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La planéité extrême de ces étendues et l’occupation quasi-exclusive en monoculture de pins peuvent facilement faire imaginer des paysages très fermés et d’une monotonie excessive, mais la réalité n’est pas aussi simple. La gestion forestière, par parcelles d’âge homogène et coupes à blanc régulières, génère de nombreuses ouvertures qui laissent parfois percevoir une fraction de l’infinie étendue des Landes girondines. Par-delà les vastes clairières de maïsiculture, les lisières sombres très éloignées aident aussi à percevoir cette vastitude. Loin de circuler dans un couloir forestier opaque, l’automobiliste qui parcourt ces bois peut donc clairement percevoir cette horizontalité parfaite si caractéristique des Landes, et ainsi, observer avec l’attention qu’ils méritent les éléments micro-topographiques qui viennent rompre ce plateau.

Longeant ou croisant la route, les fossés, jalles et crastes qui parcourent ces terres, canaux de drainage creusés de main d’homme, font partie des composants discrets mais essentiels de ces paysages. Absolument insignifiants si l’on considère la morphologie de l’ensemble du département, ils sont néanmoins indispensables à l’exploitation forestière de ces terres et peuvent localement offrir des milieux plus riches. Rarement perceptibles depuis la route, les nombreuses lagunes qui parsèment les sous-bois sont aussi des éléments très ponctuels - et d’une échelle ridiculement petite comparée à celle de la forêt - mais offrent des biotopes particuliers au cœur des cultures de pins maritimes.