Les milieux naturels de la vallée de la Dordogne

La vallée alluviale de la Dordogne en Gironde présente en amont de Branne un fonctionnement fluvial et, de Branne jusqu’à son confluent avec la Garonne, un fonctionnement fluvio-estuarien. Au niveau de Libourne, s’est développé un train de méandres d’estuaires unique en Europe, autour duquel s’est composé un paysage de palus palus terres marécageuses asséchées par drainage et cultivées et de marais que l’on retrouve ensuite tout le long de la Gironde.

La vallée majeure est essentiellement constituée de milieux humides, dont la plus grande partie (près de 70 %) est exploitée à des fins agricoles. Les prairies représentent plus de 31% et les boisements alluviaux hygrophiles près de 20 %. Les espaces classés à forte valeur patrimoniale (tourbière, marais, roselières, mégaphorbiaies…) ne représentent par contre, que quelques pourcents de la totalité des zones humides.

crédits : Epidor, I-Mage Consult

Parmi les ensembles naturels remarquables, on citera les formations de palus palus terres marécageuses asséchées par drainage et cultivées  : celui de Génissac et de Moulon , celui de Vayres, d’Yzon et de Saint Loubès, le petit marais d’Arveyre. Situés dans la partie interne des méandres, ces terrains en cuvette, souvent tourbeux et difficiles à assainir ont permis de préserver des structures de bocage humide avec un cortège d’espèces végétales à haute valeur patrimoniale, comme la nivéole d’été, la renoncule à feuille d’Ophioglosse, la fritillaire pintade,…

La fritillaire pintade
crédits : GEREA
La nivéole d'été
crédits : GEREA

Les berges soumises aux balancements de la marée (marnage) abritent deux espèces végétales endémiques des estuaires atlantiques : l’angélique à fruit variable et l’Oenanthe de Foucaud.

Oenanthe de Foucaud
crédits : GEREA
Oenanthe de Foucaud
crédits : GEREA
Angelica heterocarpa
crédits : GEREA
Ranunculus ophioglossifolius
crédits : GEREA